les gens malheureux m’ennuient

Extrait de Le Bonheur Absolu

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Un soir, je revivais un souvenir érotique datant de mes 20 ans tout en me procurant un plaisir solitaire. Quelle ne fut pas ma surprise le lendemain matin lorsque je réalisai que cette femme, que je n’avais pas revue depuis 15 ans, voulait reprendre contact avec moi. La soirée d’avant elle trouva une photo de nous, elle a donc pensé à me contacter. Mon orgasme fut synchronisé avec la découverte de ma photo. Il y a une partie vivante aux souvenirs, lorsque je revis des événements du passé, ceux qui s’y trouvaient reçoivent un signal qui réactive la connexion, même de manière subconsciente. Je reste ainsi en contact permanent et éternel avec les amis de mon essence. Je communique directement avec eux, hors du temps linéaire. C’est cette connexion qui est utile lors de la mort, je pourrai demander de l’aide tout au long du processus, et de vie en vie, je retrouverai toujours ceux qui me sont chers, ici et maintenant.

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Ayant toujours été heureux, j’ai peine à imaginer à quoi ressemble la vie de quelqu’un de malheureux. En fait, ça ne m’intéresse pas du tout, les gens malheureux m’ennuient et je les repousse avec force loin de ma vie intime. J’aime naturellement tous ceux qui cherchent la lumière et qui la manifestent. Si je laisse une victime prendre trop de place, cela éloigne les gens qui peuvent m’apprendre beaucoup. La victime rend responsable le monde extérieur de sa souffrance, elle refuse d’accepter qu’elle est victime d’elle-même avant tout. Je m’entoure de bons professeurs, et non d’élèves médiocres. Un être n’a que ce qui lui ressemble. J’enseigne en donnant l’exemple, je me change moi-même et la réalité s’ajuste à mes désirs. Je suis sans pitié car j’offre la vraie compassion, un amour sans condition qui détourne naturellement ce qui ne lui est pas favorable. J’enseigne aux gens à ne pas avoir besoin de moi, à être libres.

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Je sais quand expulser quelqu’un de ma vie pour lui permettre de revenir un jour s’il en prêt. Certains ne peuvent pas supporter l’intensité qui se dégage de moi, je les survolte, leur fais griller les circuits mentaux. Mon intention est impeccable : si je sens que la personne ne résistera pas, que mon ami deviendra mon ennemi, je n’hésite pas à couper le contact. Ça implique aussi de bloquer la connexion intérieure. Je ne peux empêcher les gens de penser à moi mais je peux les en dissuader. Cela demande une intention claire et catégorique. Ainsi, même si cette personne vient en rêve, elle sera rapidement escortée à l’extérieur. La tradition des Indiens Senoï m’apprend qu’il est bon de tuer, dans mes rêves, quelqu’un qui n’obtempère pas ou m’attaque, puis d’exiger un cadeau de pouvoir.  Je ne change ainsi qu’une partie de moi-même, j’élimine ce qui me nuit pour laisser la place à ce qui m’est favorable. Une intention pure, pleine de bonté, est le plus sûr moyen de prendre les bonnes décisions. La compréhension n’est pas nécessaire pour la coopération, le guerrier est libre et léger. Si cette personne est l’amie de mon essence, une synchronicité la remettra sur mon chemin en temps voulu. Je suis libre, j’écoute mon intuition et ne laisse personne se mettre entre moi et mon Être.

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Je désire avec intensité mais j’apprécie ce que je possède déjà. Être un artiste sans compromis m’a tenu loin de la richesse matérielle jusqu’à maintenant, mais cela m’a permis d’apprécier la simplicité et les petits détails. Je vis d’amour et d’art, je déguste chaque instant avec avidité. Je n’ai qu’à me concentrer sur l’essentiel, et vu ma situation ce n’est pas compliqué. Je ne possède pratiquement rien, pas de carte de crédit ni de maison, je n’ai jamais eu d’auto. Je retrouve alors mon calme et le sens des perspectives, je vois à quel point j’ai tout pour être heureux, ici et maintenant. Je constate avec joie que je n’ai jamais manqué de rien, que tout ce dont j’ai besoin m’est fourni. J’arrive à me maintenir ainsi en équilibre sur le paradoxe, n’ayant rien en trop et ne manquant de rien.

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Je suis un guerrier, un homme de pouvoir. Je suis courageux face à l’inconnu, je surfe le chaos avec agilité. Tout s’accélère présentement et pourtant je suis au-delà du temps. Je me laisse porter tout en guidant le tout. Je reconnais les amis de mon essence, puis me connecte sur les parties les plus profondes de leur Être, celles qui me ressemblent le plus. Cela donne lieu à des situations miraculeuses qui en effraient certains et devant une force de la nature telle que moi la peur est une saine émotion.

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Il est enivrant de rencontrer une personne pour la première fois et d’avoir la certitude de déjà la connaître, encore plus lorsque c’est réciproque. Des souvenirs de vies parallèles se juxtaposent à ma vie actuelle, la connexion est forte, notre relation est naturelle, souple, fluide. La conversation est facile et enrichissante. Les amis de mon essence sont ainsi, on se connait depuis toujours, on est confortable ensemble.

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Faire de la bande dessinée est ce qui me permet de me réaliser, ce qui donne un sens à ma vie, une direction, un objet de dévotion. J’ai toujours dessiné mais c’est à l’âge de 10 ans que j’ai eu le coup de foudre pour la BD. Une telle histoire d’amour n’est pas banale, encore aujourd’hui après 23 ans la vibration est aussi forte. Je sais m’en éloigner au bon moment pour mieux revenir, tout est une question de contraste, de révolution. Je peux faire de la musique, écrire et c’est toujours pour revenir à la BD.

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L’art me garde en santé, s’occupe de me ventiler, de me respirer. Je ne suis pas stagnant, je brasse mon essence pour mieux la voir, pour favoriser les échanges, les osmoses. En créant, j’extériorise mon corps, le libère, je peux ainsi m’observer, me comprendre, m’expliquer. Cela laisse place pour la nouveauté, la fraîcheur, desquelles je me délecte. Je suis un aventurier et l’art est mon guide, ma carte. Lorsque je plonge en ces vastes espaces lumineux, je sais que je dois revenir avec une vision qu’il me faut partager avec la communauté. Cela m’empêche de me perdre, je suis si vaste, et l’art est le fil d’Ariane qui me tient solidement ici et maintenant.

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L’art a facilité mon éveil. Je regarde mon oeuvre, je constate qu’il fût ma rampe de lancement et la structure qui m’a permis de stabiliser l’état d’éveil, d’endiguer les flots d’énergie que j’ai canalisés lors de mes plus intenses expériences mystiques. L’art me permet d’exprimer mes visions et l’état subtil de conscience dans un langage universel, de rendre ces vibrations manifestes au niveau physique de la réalité.

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Découvrir ma vocation, à l’âge de 10 ans, fut la pierre de touche de ma paix intérieure. Lorsqu’il n’y a plus de doute tout devient clair, le temps ralentit, tout est si facile que j’ai peine à y croire. En découvrant pourquoi je suis venu ici, je découvre aussi qui je suis fondamentalement. Je suis un bédéiste et personne n’arrivera à m’en dissuader.

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