Journal 1996-2000 Nicolas Lehoux

Extrait de Journal 1996-2000, Long et méthodique dérèglement de mes sens

Une drôle d’impression imprègne enfin mon existence ou la perception de celle-ci. Une impression salvatrice, une impression qu’après la tempête le soleil revient réchauffer mon visage.

J’ai l’impression de sortir d’un tunnel très noir où moi seul pouvais y vivre, trop exigu. Une quantité sidérale d’informations est entrée dans mon cerveau. Les dernières semaines furent certainement le moment d’une très forte introspection, de recherche de moi-même. Je finis toujours par me trouver, m’identifier un peu plus. J’ai défini un peu plus qui je suis. Où je vais, ça c’est clair! Mais qui suis-je? Ce n’est pas si clair, pas si facile à découvrir. Comment on peut décrire philosophiquement, politiquement, socialement un type comme moi?

Politiquement, je me sens des tendances nihilistes, de droite et de gauche. Je ne peux que m’interroger sur la place que j’occupe dans ce système que je ne comprends pas encore très bien.

Les lumières de l’océan illuminent enfin mes yeux si verts. Assis à une table de café, dégustant la culture, admonestant les gens incorrectes. J’ai honte pour certains, de leur fourberie évidente, de leurs cadeaux empoisonnés qui me font si peur.

Je crois en l’utopie, aux désirs grandioses. Aucun verbe n’y suffit. Mort au morose. Je crois aux retraites fermées où l’individu se retrouve enfin, où il apprend à se connaître, à transiger avec soi-même. Je crois au partage créatif pour l’accomplissement d’une œuvre. Repousser la limite. Franchir le pont d’un bond. Je crois au pouvoir personnel ultime, à tous ceux qui réalisent leur rêve, qui bâtissent leur réalité à la main, qui se batte pour gagner.

FacebookYoutube

©2026 Nicolas Lehoux | Tous droits réservés | Création du site StudioNico.biz

 

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?