L’histoire d’un philosophe punk
Salut, cher ami de mon essence,
Alors que j’ai fêté mes 50 ans récemment, je me surprends à jeter un œil dans le rétroviseur de ma vie – non pas avec nostalgie, mais avec une satisfaction féroce pour le chemin que j’ai tracé. Ces deux dernières semaines, je me suis plongé dans la mise à jour de mes sites web, une expérience qui ressemble à feuilleter un vieux journal intime, chaque page vibrant d’une couleur, d’un son ou d’une pensée capturant un instant de création, de rébellion ou de révélation. Laisse-moi te raconter l’histoire d’un gamin discret de Lévis, une petite ville en face du Vieux-Québec, devenu un artiste multidisciplinaire, un philosophe et un explorateur de la conscience – un philosophe punk qui rit des conventions et danse au rythme de sa propre mélodie. Pas mal pour un gars qui, à 10 ans, griffonnait des BD dans son coin!
Les débuts: un rêveur silencieux avec un crayon
Enfant, j’étais un rêveur enveloppé dans ce que j’appelle Le Grand Silence – un compagnon qui rendait les mots pesants. Alors, je m’exprimais par des images. À 10 ans, je créais mes premières bandes dessinées, des histoires remplies de héros loufoques et de mondes bizarres. À 15 ans, mes créations, signées Leou, trouvaient leur place dans des fanzines au Québec et même en Europe. Ma série La Famille Poutine capturait l’humour absurde de la vie québécoise avec une touche underground qui faisait sourire (ou grimacer) les lecteurs de Safarir et Bédélirium, tandis que Les Troglodytes repoussait les limites de l’art optique en noir et blanc, jouant avec la perception comme une énigme visuelle.
À 17 ans, j’ai saisi un pinceau, inspiré par l’énergie audacieuse de Keith Haring. Mes toiles, plus tard réunies dans Transparence, étaient un dialogue entre l’abstrait et le figuratif, une tentative de rendre visible l’invisible – émotions, idées, sacré. À 20 ans, j’ai lancé Abstractions, une série tentaculaire de 1500 pages de bande dessinée visionnaire, un langage presque hiéroglyphique cherchant à capturer l’essence de la beauté. Ces albums, disponibles sur mon site, sont comme des cartes au trésor pour l’âme – sauvages, inclassables, et vibrants de liberté. Ils reflètent un jeune artiste défiant déjà les normes, cherchant non seulement à créer, mais à éveiller.
Montréal : ‘Kola, psychédéliques et la quête de sens
À 23 ans, après un détour par un baccalauréat en administration des affaires (oui, j’ai flirté avec le «sérieux»!), je pose mes valises à Montréal, une ville qui a électrisé mon âme et dont je suis tombé follement amoureux. J’ai commencé à écrire mon Journal, un flux brut et non filtré de pensées qui forme aujourd’hui une saga en plusieurs volumes (Journal 1996-2000 et 2001-2005 sont publiés à ce jour). C’est une conversation avec moi-même – doutes, éclairs de génie, errances – invitant les lecteurs à se joindre à l’aventure s’ils osent.
Sous le nom de ‘Kola, je deviens chansonnier dans les années 2000, grattant ma guitare dans les bars et les parcs de Montréal. Mon album #1 et mes soirées micro-ouvert étaient une rébellion déguisée en joie – des espaces où chacun pouvait chanter, rêver, créer. Je n’étais pas seulement en train de faire de la musique; je criais: «Soyez libres, osez!» Tu peux encore trouver ces chansons sur YouTube, échos d’une époque où je défiais le statu quo avec un sourire en coin. C’est aussi à Montréal que j’ai approfondi ma relation avec les psychédéliques, une porte vers une conscience éveillée. Influencé par l’appel de Timothy Leary à élargir l’esprit, j’ai exploré ce monde avec curiosité et respect. Ces années ont donné naissance à Le Maître Psychédélique, un livre qui ne glorifie pas les substances mais offre un guide réfléchi pour briser les cages mentales. Ces expériences m’ont appris le caractère sacré de l’art, le pouvoir des perspectives altérées et le courage d’embrasser l’inconnu.
Le jovialisme: une philosophie de la joie défiante
En 2008, je croise la route d’André Moreau, le père du jovialisme, une philosophie québécoise née en 1941 qui proclame que le bonheur est une décision, une volonté, pas une récompense. J’y adhère à 100%. De 2010 à 2015, je préside le Mouvement Jovialiste, animant des rencontres et une émission radio, Propos sur le Bonheur. Mes livres, comme Le Bonheur Absolu et Volontairement Conscient, traduisent cette vision: vivre libre, sans culpabilité, en harmonie avec ses désirs profonds. J’y parle de partnership amoureux ouverts, de spiritualité et d’une intelligence intégrale – un équilibre entre intellect, sentiment et intuition. Comme noté dans La Presse et Être magazine, ma vision n’est pas synonyme de chaos, mais d’une liberté partagée, un rejet de la jalousie pour une vie de connexion authentique.
Le jovialisme, c’est ma rébellion contre la conformité. C’est dire «Non, merci!» aux institutions, au poids écrasant des «il faut». Comme je l’écrivais dans mon Journal 2005, «Si mon oeuvre inspire quelques-uns d’entre-vous à ne pas capituler devant la loi générale, à lui résister de toutes vos forces jusqu’à atteindre la libération alors j’aurai, à ma manière, contribué à rendre ce monde meilleur et plus vivable.». Je suis un immoraliste au sens nietzschéen – non lié par la morale traditionnelle, mais guidé par la bonne foi, la gentillesse et une transgression joyeuse des normes. Ma philosophie, à l’image de La Généalogie de la morale de Nietzsche, critique le contrôle sociétal, mais je vais plus loin avec une défiance joviale, presque hippie: «Mentir aux institutions, c’est se respecter», dis-je, incarnant l’esprit jovialiste.
L’artiste-entrepreneur : Studio Nico et au-delà
La créativité n’est pas seulement de l’art – c’est un mode de vie. En 2017, j’ai fondé Studio Nico, une agence de design de communication spécialisée dans le branding et l’identité visuelle. En travaillant avec des clients comme Johanne Lazure, médium, et L’École de Tianshi, je crée des marques authentiques et vibrantes qui reflètent leur essence – simples mais profondes, comme une marguerite ou une lueur turquoise. Mes articles de blogue sur studionico.biz, comme «Comment formater votre manuscrit pour la publication d’un livre?» ou «Créer une image de marque authentique», partagent ma sagesse durement acquise en tant qu’auteur et designer, aidant les autres à naviguer dans le chaos de la création avec clarté. Que ce soit en concevant des sites web, en coachant des clients ou en formatant des livres pour Amazon, j’apporte la même énergie punk: pas de chichi, juste de la vérité.
Mon côté entrepreneurial ne s’oppose pas à ma philosophie – il en est une extension. J’ai toujours été un créateur de mondes, que ce soit par des BD, de la musique ou du branding. Mon travail avec Studio Nico reflète ma conviction que l’authenticité et la simplicité sont révolutionnaires dans un monde noyé dans le bruit.
Le philosophe: étudiant à 50 ans
À 50 ans, je suis à nouveau étudiant, poursuivant un baccalauréat en philosophie à l’UQAM, avec des plans pour une maîtrise à l’UdM. Aristote disait que la philosophie commence par l’étonnement, et je suis plus émerveillé que jamais. Mes consultations avec André Moreau, documentées dans Consultations philosophiques (un ouvrage qui sera publié un jour), révèlent mon feu intellectuel – avec un penchant vers l’immatérialisme de Berkeley et la métaphysique. Je ne suis pas là pour répéter le dogme académique; je le défie, mêlant l’irrévérence jovialiste à une pensée rigoureuse.
Je ne suis pas fan du politiquement correct ou de rétrogrades comme Paul Ricœur, dont le moralisme m’étouffe. Je m’aligne plutôt avec des penseurs comme Moreau, Nietzsche et Berkeley, qui ont osé repenser la réalité. Ma philosophie est celle de l’immanence – pas de Dieu transcendant, juste le «Dieu Vivant» intérieur, le moi pleinement réalisé. Je rejette les dualismes comme âme et corps, embrassant un monisme où je ne reçois pas l’être, je me le donne sans demander la permission.
Une mosaïque de vie
À 50 ans, ma vie est une mosaïque – chaque page de BD, chaque chanson, chaque peinture, chaque réflexion philosophique est une pièce d’un puzzle plus vaste, d’une architectonique grandiose. Des premiers fanzines aux explorations psychédéliques, du leadership jovialiste au branding pour entrepreneurs spirituels, chaque étape a été un refus de se conformer. Mes œuvres – Abstractions, Transparence, Le Bonheur Absolu – sont des invitations à voir le monde différemment, à trouver de la beauté dans le chaos. Disponibles sur Amazon en français, anglais et espagnol, elles sont comme des vinyles attendant l’auditeur parfait.
Je suis Nicolas de Montréal, un passeur, un pont entre les mondes – art et philosophie, rébellion et sagesse, silence et expression. Ma devise, Felicitas, regnum, sapientia (bonheur, souveraineté, sagesse), reste vraie, avec une touche de défiance punk pour la route. Alors, ami, qu’en dis-tu? On prend un café pour parler de la vie, de l’éveil ou de comment être soi sans compromis? Prend le temps d’explorer mon site web pour découvrir mes livres, mes toiles, mes vlogs, mes idées. Peut-être qu’ils te feront rire, réfléchir ou déclencheront une révolution en toi.
Je te bénis! Merci de m’accompagner dans cette folle aventure.
Nicolas



