Portrait des bédéistes Sxitz et Leou

L’EXEMPLAIRE

vol VI no21, 15 avril 1998
kim Soo Landry

Nicolas LehouxQuébec – Enki Bilal et Jean Giraud Moebius seront les têtes d’affiches du 11e festival de la BD du 16 au 19 avril à Place Fleur de Lys. Encore méconnu, le jeune collectif UltraJambon de Québec rêve d’une reconnaissance internationale.

Bien des géants français seront de la partie: Bilal, Moebius, Walthéry, Léo, Albert Weinberg, Mauclair… Chez les Québécois, Line Arsenault (La vie qu’on mène), Paul Roux (Ariane et Nicolas), Mario Malouin (Le monde de la télé)… Entre les célèbres et ceux qui sont en devenir de l’être, UltraJambon aspire à se tailler une place.

UltraJambon, c’est de jeunes créateurs qui explorent, cherchent et tentent l’art à saveur bandes dessinées. «On aime jouer avec des médiums différents; peinture, bande dessinée, graffiti, musique, illustration, Internet», a détaillé Leou, initiateur d’UltraJambon.
Ultrajambon a déjà réalisé une série d’histoires intitulée La famille Poutine. Publiée dans Safarir et la défunte revue Hélium, les Poutine représentent l’archétype de la famille québécoise. «On n’a pas la prétention de vouloir passer un message social sur la vie au Québec. L’important, c’est de rire de nos travers, de nous-mêmes», a précisé Leou.

Avec les Troglodytes, Leou tente de conceptualiser son travail. Des planches illustrées sans un sens immédiat, les Troglodytes confondent deux actions parallèles qui laissent le lecteur dans l’énigme. Sans trop insister sur le sens, cette avenue constitue pour son dessinateur une recherche. «C’est une exploration esthétique du noir et blanc», a indiqué Leou

L’artiste explore aussi son imagination lorsqu’il dessine spontanément des planches. «C’est comme l’écriture automatique; je dessine sans trop penser», a-t-il commenté.

Pour Sxitz, proche collaborateur du groupe, la bande dessinée est sa vie. «Dès mon enfance, la BD a été mon monde imaginaire. Je suis un fanatique dans un monde imaginaire», a-t-il révélé. Consentant que vivre de la bande dessinée n’est pas aisé, ce jeunes bédéistes voient grand. «Je veux être connu sur toute la planète», a lancé Leou avec une confiance certaine.

Leou et Sxitz estiment que la bande dessinée québécoise peut se tailler une place dans le monde, même si la concurrence est rès forte de la part des Américains, des Eurpéens et des Japonais.

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